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5 séries télévisées à regarder absolument si vous aimez la mode et la couture

J'ai décidé de vous partager 5 séries télévisées à regarder absolument si vous êtes passionné par la mode ou la couture. Idéales à regarder pendant votre prochain projet couture.

INSPIRATION COUTUREINSPIRATION MODE

9/10/20257 min read

Halston (2021) - Netflix


Résumé : La série Halston retrace l’ascension fulgurante de Roy Halston Frowick, un créateur qui va littéralement redéfinir la mode américaine dans les années 70. Au départ, il se fait connaître avec un simple chapeau — porté notamment par Jackie Kennedy — avant de basculer vers le prêt-à-porter et d’imposer une vision radicalement nouvelle : des lignes épurées, des matières fluides, des vêtements pensés pour le mouvement et la liberté. Très vite, Halston devient plus qu’un designer. Il devient une marque, une image, un symbole.

Dans le New York des nuits électriques, entre le Studio 54 et les cercles ultra-selects, il habille une génération entière (artistes, célébrités, femmes influentes) et incarne ce mélange de glamour, de pouvoir et d’excès. Mais la série ne s’arrête pas à la réussite. Elle montre aussi l’envers : la pression constante, les tensions avec les investisseurs, les décisions stratégiques qui lui échappent peu à peu… et cette difficulté à rester maître de ce qu’on a créé quand tout devient trop grand.

C’est autant le portrait d’un génie que celui d’un homme qui se perd dans son propre succès.

Ce qui rend cette série intéressante, ce n’est pas seulement la mode c’est la question qu’elle pose en filigrane : à quel moment une marque ne nous appartient plus vraiment ?

Pourquoi regarder cette série ? On pourrait croire que c’est une série sur la mode. En réalité, c’est une série sur le succès et tout ce qui vient avec. Regarder Halston, c’est d’abord comprendre comment un créateur ne construit pas seulement des vêtements, mais une image. Une signature. Quelque chose de suffisamment fort pour devenir reconnaissable instantanément. Aujourd’hui, on parlerait presque de personal branding, sauf qu’à l’époque, personne ne mettait encore ce mot dessus.

Mais la série devient vraiment intéressante quand elle montre l’envers. Les négociations, les investisseurs, les décisions qui ne t’appartiennent plus vraiment. Ce moment où un nom devient une marque… puis un produit. C’est aussi une leçon assez brute sur la création : avoir une vision, s’y tenir, simplifier. Même quand tout pousse à faire plus, plus vite, plus fort. Et puis il y a le contexte. Le New York des années 70–80, les nuits du Studio 54, l’énergie, les excès… Tout ça participe à raconter une époque où le succès était aussi visible que fragile. Au fond, Halston ne parle pas seulement de mode. La série pose une question assez simple, mais inconfortable : que sommes-nous prêts à perdre pour qu'un projet fonctionne ?

Girlboss (2017) - Netflix


Résumé : La série Girlboss s’inspire librement du parcours de Sophia Amoruso, fondatrice de la marque Nasty Gal.

On y suit Sophia, une jeune femme en marge des parcours classiques, qui enchaîne les petits jobs sans vraiment s’y retrouver. Un jour, par hasard et par curiosité, elle commence à acheter des vêtements vintage en friperie pour les revendre en ligne. Ce qui n’est au départ qu’un moyen de gagner un peu d’argent devient progressivement une activité qui prend de l’ampleur.

Peu à peu, elle transforme cette petite idée en véritable business, sans expérience, sans cadre, et avec une approche très instinctive. Elle apprend en avançant, teste, se trompe, ajuste. Souvent sans méthode, mais avec beaucoup d’énergie. La série suit donc cette montée en puissance rapide, mais aussi les tensions qui apparaissent en parallèle : le manque d’organisation, les relations compliquées, et les difficultés à structurer un projet qui grandit plus vite que la personne qui le porte. Girlboss raconte ainsi une forme d’entrepreneuriat très brute, spontanée, parfois chaotique, loin des récits idéalisés.

Pourquoi regarder cette série ? À première vue, Girlboss coche toutes les cases de la success story moderne.
Une jeune femme sans parcours classique, sans réseau, qui lance un business presque par hasard… et qui réussit. Mais la série devient vraiment intéressante si vous dépassez cette première lecture. D’abord, parce qu’elle montre une réalité souvent mise de côté : entreprendre ne repose pas toujours sur un plan clair et structuré. Il y a de l’intuition, des essais, des erreurs et parfois des décisions prises un peu trop vite.

Le personnage de Sophia Amoruso est loin d’être parfait, et c’est précisément ce qui rend la série crédible. Vous n’êtes pas face à un modèle idéalisé, mais à un parcours fait d’instabilité, d’audace et de contradictions. Girlboss, c’est aussi une façon de déconstruire le mythe de la réussite rapide. Oui, certaines opportunités arrivent vite. Mais la série montre aussi les limites d’un projet construit dans l’urgence, sans cadre solide.

Enfin, c’est une série intéressante à regarder si vous vous lancez ou si vous y pensez.
Parce qu’elle pose une question simple, mais essentielle : que se passe-t-il quand une idée fonctionne… avant même que vous soyez prêt(e) à la gérer ?

The New Look (2024) - Apple TV


Résumé : The New Look revient sur l’après-Seconde Guerre mondiale à Paris, au moment où la haute couture se reconstruit dans un monde encore marqué par les ruines et les tensions de l’Occupation.

La série suit notamment Christian Dior et Coco Chanel, deux figures majeures mais très différentes dans leur manière d’aborder la mode et leur époque. On y voit Christian Dior émerger avec une vision nouvelle de la féminité, plus structurée, plus sculptée, incarnée par son célèbre “New Look”, qui va profondément transformer les silhouettes de l’après-guerre.

En parallèle, la série explore le retour de Coco Chanel, dans un contexte plus ambigu, marqué par son passé et les zones grises de l’Histoire, alors qu’elle tente de retrouver une place dans un monde qui a changé. Au-delà des créations, The New Look s’intéresse surtout aux choix personnels, aux alliances, aux stratégies et aux tensions politiques qui traversent l’industrie de la mode à cette période.

Pourquoi regarder cette série ? Parce que ce n’est pas seulement une série sur la mode. C’est une série sur un moment où la mode devient presque un langage politique. Vous la regardez d’abord pour le contexte : Paris après-guerre, un monde qui se reconstruit, des maisons de couture qui doivent retrouver leur place et leur sens.

Mais surtout, vous la regardez pour comprendre comment une vision peut redessiner une époque. Le travail de Christian Dior montre à quel point une silhouette peut être plus qu’un style : une réponse à un moment historique. Et en miroir, le parcours de Coco Chanel apporte une autre lecture : celle du pouvoir, de la réputation, et de la difficulté à revenir quand l’histoire a déjà changé de direction. C’est aussi une série intéressante si vous vous intéressez à la création, parce qu’elle montre une réalité souvent invisible : derrière chaque “révolution esthétique”, il y a des tensions, des choix stratégiques, et parfois des contradictions personnelles.

Becoming Karl Lagerfeld (2024) - Disney +


Résumé : Becoming Karl Lagerfeld revient sur les débuts et l’ascension de Karl Lagerfeld, bien avant qu’il ne devienne la figure iconique que tout le monde connaît. On y découvre un Karl encore en construction, dans le Paris des années 70, au moment où la haute couture est un univers extrêmement codifié, dominé par quelques grandes maisons et des personnalités déjà installées.

La série suit son évolution dans ce milieu très fermé, ses premières collaborations, ses ambitions grandissantes, mais aussi ses rivalités notamment avec Yves Saint Laurent, figure centrale de la mode de l’époque. On voit surtout un créateur en train de chercher sa place, de tester des directions, de se confronter à un monde où le talent ne suffit pas toujours : il faut aussi une stratégie, une présence, une manière d’exister.

Pourquoi regarder cette série ? Parce que c’est rarement la version “légende” qui est la plus intéressante. Ici, on ne vous montre pas Karl Lagerfeld comme une icône figée, mais comme quelqu’un qui essaie encore de le devenir. La série est particulièrement intéressante si vous vous intéressez à la création et à l’ambition. Elle montre un univers où rien n’est instantané : les places se gagnent, les relations comptent autant que les idées, et la reconnaissance est un processus long, parfois frustrant.

Voir Karl Lagerfeld dans cette phase de construction, c’est aussi comprendre que l’image qu’on connaît d’une personne est souvent le résultat d’un travail très contrôlé sur le temps long. Et en miroir, la présence de Yves Saint Laurent rappelle que la mode est aussi un terrain de concurrence intense, où les trajectoires se construisent autant dans l’ombre que sur les podiums.

Velvet (2014) - Amazon Prime


Résumé : Velvet se déroule dans l’Espagne des années 1950 et suit l’univers d’une grande maison de couture, les Galerías Velvet, considérée comme l’un des lieux les plus prestigieux du pays.

On y suit notamment l’histoire d’Alberto Márquez, héritier de l’empire, et d’Anna, une jeune couturière talentueuse issue d’un milieu plus modeste. Leur relation se construit dans un contexte très hiérarchisé, où les différences sociales sont encore très marquées. La série alterne entre histoires d’amour, luttes de pouvoir internes à la maison de couture, enjeux économiques et transformation progressive de la mode, à une époque où le prêt-à-porter commence à émerger. Au fil des saisons, Velvet explore aussi les tensions entre tradition et modernité, entre héritage familial et envie de réinventer les codes.

Pourquoi regarder cette série ? Parce que c’est une série qui montre la mode comme un monde très concret, presque industriel, loin de l’image uniquement glamour qu’on peut en avoir. On y voit comment fonctionne une grande maison de couture de l’intérieur : les équipes, les hiérarchies, les contraintes économiques, et la façon dont chaque décision peut impacter à la fois les créations… et les relations humaines.

C’est aussi une série intéressante si vous aimez les récits où la mode sert de décor à autre chose : des histoires d’amour, mais surtout des histoires de classe sociale, de transmission et de place à trouver dans un système très codifié.Enfin, Velvet est particulièrement agréable à regarder pour son esthétique et son attention aux détails : les silhouettes, les matières, les ateliers… tout participe à recréer une époque où la mode était encore un univers très structuré, presque fermé.

Merci d’avoir parcouru ce chapitre du Journal.

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